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Jarrier

La mémoire de la commune

Jarrier est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au fil de l’histoire

Les premières mentions du village remonte aux XIe et XIIe siècles, où il est mentionné dans le Cartulaire de Maurienne.

La bulle pontificale de Lucius III, de l'année 1184, confirme la juridiction épiscopale de Maurienne sur dix-sept paroisses dont Jarrier (Ecclesia de Jarriaco).

Peu avant le hameau de Notre Dame, la chapelle Rose, dite encore chapelle de la Varde ou encore chapelle Saint-Roch, posée sur son éperon rocheux, sur fond d'Aiguilles d'Arves enneigées. C'est le plus vieux édifice construit de Jarrier.

La Révolution française touche également Jarrier. Le 11 janvier 1793, du bois est réquisitionné, ainsi que du blé et des cloches, par les autorités révolutionnaires. La commune ayant fait preuve de mauvaise volonté, elle est contrainte de nourrir un caporal et 5 fusilliers.

Le 15 avril 1794, une nouvelle réquisition de mulets et de bœufs a lieu ; s'ensuit l'occupation de la commune par des militaires, avec obligation de livrer les cloches et de faire l'inventaire des biens meubles et immeubles du clergé, des confréries et des chapelles.

Lors de la « Grande guerre », 150 soldats sont partis au front, 30 y ont trouvé la mort. Un monument aux morts est érigé en 1920 et placé sur le mur extérieur de l'église à droite de la porte jusqu'à ce qu'il soit déplacé en 1991.

Le 22 août 1944, quatre jeunes Jarriens engagés dans la Résistance (René Viallet, Émile Viallet, Michel Julliard, Maurice Gaden) sont fusillés au tunnel de Charvin, aujourd'hui dénommé sur proposition des élus de Jarrier le « tunnel des 4 Jarriens ».

Les origines du nom

La paroisse est mentionnée dès les XIe et XIIe siècles. On trouve ainsi les formes In villa Garriaci, Garriacum, In Garriaco. Au siècle suivant, l'église est mentionnée sous la forme Ecclesia de Jarriaco (1184). Le toponyme se trouve sous la forme Jariaci (1417), Jarrier (1575), Jarriès (1697).

Le nom de la commune semble provenir d'un nom de domaine d'origine gallo-romaine Garriacum, ayant appartenu à un certain de Garrius ou Garius.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Zharyé, selon la graphie de Conflans.

Un patrimoine à découvrir

Église Saint-Pierre-et-Saint-Clément, dans un style baroque. Classé MH (1990).

La commune de Jarrier possède un riche patrimoine avec notamment un grand nombre de chapelles appartenant au style baroque.

Parmi elles, se trouvent les chapelles de :

Saint-Roch (ou Saint-Sébastien), située au hameau de la Varcinière ;

Notre-Dame-des-Grâces, située au hameau de Chéloup ;

Notre-Dame des Chambeaux, située au hameau des Chambeaux ;

Saint-Bernard, située au hameau des Hérouils ;

Saint-Antoine, située au hameau de la Toulaz.

Une balade très prisée des promeneurs reliant un bon nombre de ces dernières existe sous le nom du Circuit des Chapelles.

Fondée en 1875, la lyre grégorienne de Jarrier est une véritable institution de la commune, et est considérée comme « la plus vieille dame » du village de Jarrier. La musique interprétée est une musique de fanfare.

Les musiciens de la lyre grégorienne, qui sont une quarantaine, se distinguent par un costume traditionnel, qu’ils portent lors des sorties estivales. Ce costume est celui que portaient leurs aïeux. Il se compose d’une veste de drap écru, tissé de façon artisanale, d’une ceinture de tissu rouge et d’un chapeau de feutre noir. Le côté folklorique de la lyre grégorienne contribue à sa réputation et permet de perpétuer les traditions jarriennes.

La commune se trouve sur le territoire d'appellation d'origine contrôlée pour le beaufort.

Des vies liées à la commune

Jean-Baptiste Marcoz (1759-1834), homme politique, né à Jarrier-en-Maurienne, député au Conseil des Cinq-cents.

Le paysage et le village

Superficie : 1 779 ha.

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